Le tourisme rural au Maroc

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Le tourisme rural au Maroc

La pratique du tourisme rural au Maroc remonte au début des années 1970, période où l’on a assisté à une hausse des séjours de touristes dans les auberges rurales, guidés par la pratique d’un bon nombre d’activités : randonnées, pêche, chasse, ski.

Développement

Forêts immenses, mer, désert, dunes de sable, montagnes, vallées et cours d’eau, le Maroc a tout pour être une véritable destination des amateurs de tourisme vert dans le monde rural. Toutefois, ce potentiel de l’arrière-pays reste faiblement exploité. La pratique du tourisme rural au Maroc remonte au début des années 1970, période où l’on a assisté à une hausse des séjours de touristes dans les auberges rurales, guidés par la pratique d’un bon nombre d’activités : randonnées, pêche, chasse, ski. Il faut savoir que le premier véritable projet de développement de tourisme de montagne initié par les pouvoirs publics a été réalisé au niveau de la province d’Azilal en 1983, contribuant à la mise en place d’un Programme de Développement du Tourisme en Montagne (PDTM) en 1987.

C’est dans ce sillage qu’une prise de conscience de l’importance du développement d’un tourisme vert, ou écotourisme, durable et donc respectueux des environnements naturels, des ressources et du bien-être des populations, a eu lieu progressivement. Et c’est pour accompagner cette évolution que les pouvoirs publics ont mis en place, en 2006, le Comité Marocain du Tourisme Responsable (CMTR) dans le but de concilier environnement et développement.

Objectif

Plus largement, l’objectif était de diversifier l’offre touristique en combinant le balnéaire, le culturel et le naturel avec l’écologie. Illustrant la volonté de l’Etat de mettre en avant les ressources naturelles et rurales dans le cadre d’un tourisme respectueux de l’environnement, dans la Vision 2020 du secteur touristiques, à côté de « Azur 2020 », « Patrimoine et héritage », « Niches à forte valeur ajoutée », « Animation, sport, loisir », « Biladi », il y a eu l’ajout d’un volet « Green-éco-développement durable » qui vise à faire découvrir aux touristes les trésors naturels et culturels riches de l’arrière-pays rural et participer au développement durable des différentes régions du Royaume.

Randonnées en montagne prisées

Et ce ne sont pas les potentialités qui manquent. Au Nord, les montagnes du Rif et leurs falaises qui se jettent dans la Méditerranée constituent des endroits magiques pour les randonneurs. De même, les touristes sportifs peuvent défier le Moyen et le Haut-Atlas, dont les plus hauts sommets peuvent culminer à plus de 4 000 mètres.

Ces régions du Nord sont également propices au développement d’un tourisme écologique et durable contribuant à l’essor des produits du terroir (fromage de chèvre, miel, huile d’olive…) permettant l’amélioration des conditions de vie des populations de la région. Le Sud n’est pas en reste, notamment dans les régions de Marrakech, Agadir et Ouarzazate où se développent plusieurs projets d’écotourisme rural offrant divers loisirs comme l’initiation à la fauconnerie https://www.tripocco.com/article/Voici10chosesquevousignorezsurl%27artdelafauconnerieauMaroc/, la randonnée VTT ou encore les balades guidées en montagne http://www.esprit-berbere.com/ . Ces projets touristiques contribuent aussi au développement de la production des produits du terroir local : dattes, huile d’argan, miels, safran ainsi que de la poterie  https://mejmar.org/specificites-du-travail-des-potieres-beni-said/

Un tourisme rural éco-labellisé

Reste que s’il n’y a pas de statistiques relatives au tourisme vert et rural au Maroc, il n’en demeure pas moins que, selon les professionnels, environ 80 % des touristes ruraux ont une préférence pour le tourisme de montagne et les randonnées comptent parmi les activités les plus demandées. Ainsi, le nombre de randonneurs a progressé considérablement au cours de ces dernières années passant de quelques milliers en 1987 à plus de 60 000 en 1998 pour dépasser 145 000 en 2009 et plus de 350 000 actuellement. Cela a contribué au développement de nombreuses unités d’hébergement de montagne.

Il n’en demeure pas moins que si le Maroc dispose d’un énorme potentiel de développement de tourisme vert au niveau du monde rural, ce potentiel reste encore sous exploité. Pour développer l’offre, il faudra agir sur plusieurs facteurs : augmenter les capacités d’hébergement touristiques adaptés, aménager des circuits touristiques ruraux, développer l’animation (organisation d’événementiels spécifiques, valorisation des sites d’animation naturels, artisanaux, culturels, etc.), préserver l’environnement, réhabiliter le patrimoine et développer les produits du terroir (huile d’argan, miel, fromage, datte, etc.) pour accroître les retombées sur les populations locales. Il s’agit aussi de former et améliorer la qualité de services, etc. C’est dans ce cadre que s’inscrit la création du Réseau de Développement du Tourisme Rural (RDTR), initié par les porteurs de projets ruraux dans le Sud du Maroc et visant à développer les capacités, les circuits touristiques, la formation du personnel du monde rural, la création d’emplois afin de fixer les populations rurales et de créer un tourisme rural éco-labélisé pour améliorer la promotion des produits du tourisme rural et par ricochet l’économie régionale.

Réalisé par: BIVIGOU DIVASSA Marie Olivia

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